—Combien y a-t-il de chevaux ici? demanda Peyrade à monsieur d’Hauteserre et à Goulard en rentrant au salon avec Corentin.
—Allons, monsieur le maire, vous le savez, répondez! lui cria Corentin en voyant ce fonctionnaire hésiter à répondre.
—Mais il y a la jument de la comtesse, le cheval de Gothard et celui de monsieur d’Hauteserre.
—Nous n’en avons vu qu’un à l’écurie, dit Peyrade.
—Mademoiselle se promène, dit Durieu.
—Se promène-t-elle ainsi souvent la nuit, votre pupille? dit le libertin Peyrade à monsieur d’Hauteserre.
—Très souvent, répondit avec simplicité le bonhomme, monsieur le maire vous l’attestera.
—Tout le monde sait qu’elle a des lubies, répondit Catherine. Elle regardait le ciel avant de se coucher, et je crois bien que vos baïonnettes qui brillaient au loin l’auront intriguée. Elle a voulu savoir, m’a-t-elle dit en sortant, s’il s’agissait encore d’une nouvelle révolution.
—Quand est-elle sortie? demanda Peyrade.
—Quand elle a vu vos fusils.