—Le feu! dit Laurence en apercevant une colonne de feu bleuâtre.

—C’est quelque feu de joie, répondit Michu.

Laurence, qui connaissait les moindres sentiers de la forêt, laissa la caravane et piqua des deux jusqu’au pavillon de Cinq-Cygne, l’ancienne habitation de Michu. Quoique le pavillon fût désert et fermé, la grille était ouverte, et les traces du passage de plusieurs chevaux frappèrent les yeux de Laurence. La colonne de fumée s’élevait d’une prairie du parc anglais où elle présuma que l’on brûlait des herbes.

—Ah! vous en êtes aussi, mademoiselle, s’écria Violette qui sortit du parc sur son bidet au grand galop et qui s’arrêta devant Laurence. Mais c’est une farce de carnaval, n’est-ce pas? on ne le tuera pas?

—Qui?

—Vos cousins ne veulent pas sa mort?

—La mort de qui?

—Du sénateur.

—Tu es fou, Violette!

—Eh bien, que faites-vous donc là? demanda-t-il.