A cet aspect elle fit tout à coup un pas en arrière pour regagner sa chambre, tomba sur les genoux, leva les mains vers le marquis et lui cria: —Ah! pardon! pardon! pardon!

Sa voix s’éteignit, sa tête se pencha en arrière, ses yeux se fermèrent, et elle resta entre les bras du marquis et de Francine comme si elle eût expiré. Quand elle ouvrit les yeux, elle rencontra le regard du jeune chef, un regard plein d’une amoureuse bonté.

—Marie, patience! cet orage est le dernier, dit-il.

—Le dernier! répéta-t-elle.

Francine et le marquis se regardèrent avec surprise, mais elle leur imposa silence par un geste.

—Appelez le prêtre, dit-elle, et laissez-moi seule avec lui.

Ils se retirèrent.

—Mon père, dit-elle au prêtre qui apparut soudain devant elle, mon père, dans mon enfance, un vieillard à cheveux blancs, semblable à vous, me répétait souvent qu’avec une foi bien vive on obtenait tout de Dieu, est-ce vrai?

—C’est vrai, répondit le prêtre. Tout est possible à celui qui a tout créé.

Mademoiselle de Verneuil se précipita à genoux avec un incroyable enthousiasme: —O mon Dieu! dit-elle dans son extase, ma foi en toi est égale à mon amour pour lui! inspire-moi! Fais ici un miracle, ou prends ma vie.