—Oh! oh! nous allons déjeuner par-devant notaire, s’écria de Cursy.
—Vous arrivez à propos pour coter et parapher toutes ces pièces, lui dit le banquier en lui montrant le festin.
—Il n’y a pas de testament à faire, mais pour des contrats de mariage, peut-être! dit le savant, qui pour la première fois depuis un an s’était supérieurement marié.
—Oh! oh!
—Ah! ah!
—Un instant, répliqua Cardot assourdi par un chœur de mauvaises plaisanteries, je viens ici pour affaire sérieuse. J’apporte six millions à l’un de vous. (Silence profond.) Monsieur, dit-il en s’adressant à Raphaël, qui, dans ce moment, s’occupait sans cérémonie à s’essuyer les yeux avec un coin de sa serviette, madame votre mère n’était-elle pas une demoiselle O’Flaharty?
—Oui, répondit Raphaël assez machinalement, Barbe-Marie.
—Avez-vous ici, reprit Cardot, votre acte de naissance et celui de madame de Valentin?
—Je le crois.
—Eh bien! monsieur, vous êtes seul et unique héritier du major O’Flaharty, décédé en août 1828, à Calcutta.