Qu’une expertise, si elle pouvait s’établir, prouverait plus de troubles que de sécurité dans la transmission patrimoniale des propriétés?

Que l’adultère occasionne plus de maux que le mariage ne procure de biens?

Que l’infidélité de la femme remonte aux premiers temps des sociétés, et que le mariage résiste à cette perpétuité de fraudes?

Que les lois de l’amour attachent si fortement deux êtres, qu’aucune loi humaine ne saurait les séparer?

Que s’il y a des mariages écrits sur les registres de l’officialité, il y en a de formés par les vœux de la nature, par une douce conformité ou par une entière dissemblance dans la pensée, et par des conformations corporelles; qu’ainsi le ciel et la terre se contrarient sans cesse?

Qu’il y a des maris riches de taille et d’esprit supérieur, dont les femmes ont des amants fort laids, petits ou stupides?

Toutes ces questions fourniraient au besoin des livres; mais ces livres sont faits, et les questions sont perpétuellement résolues.

Physiologie, que me veux-tu?

Révèles-tu des principes nouveaux? Viens-tu prétendre qu’il faut mettre les femmes en commun? Lycurgue et quelques peuplades grecques, des Tartares et des Sauvages, l’ont essayé.

Serait-ce qu’il faut renfermer les femmes? les Ottomans l’ont fait et ils les remettent aujourd’hui en liberté.