—Non, répondit Séraphîtüs.
En ce moment, le couple était devant le porche de l’humble demeure où monsieur Becker, le pasteur de Jarvis, lisait en attendant sa fille pour le repas du soir.
—Cher monsieur Becker, dit Séraphîtüs, je vous ramène Minna saine et sauve.
—Merci, mademoiselle, répondit le vieillard en posant ses lunettes sur le livre. Vous devez être fatiguées.
—Nullement, dit Minna qui reçut en ce moment sur le front le souffle de sa compagne.
—Ma petite, voulez-vous après-demain soir venir chez moi prendre du thé?
—Volontiers, chère.
—Monsieur Becker, vous me l’amènerez.
—Oui, mademoiselle.
Séraphîtüs inclina la tête par un geste coquet, salua le vieillard, partit, et en quelques instants arriva dans la cour du château suédois. Un serviteur octogénaire apparut sous l’immense auvent en tenant une lanterne. Séraphîtüs quitta ses patins avec la dextérité gracieuse d’une femme, s’élança dans le salon du château, tomba sur un grand divan couvert de pelleteries, et s’y coucha.