—Inutile?... répéta le maréchal Hulot qui n’entendit que ce mot.
—Oui, tu viens me parler pour ton frère; mais sais-tu ce qu’est ton frère?...
—Mon frère?... demanda le sourd.
—Eh bien! cria le maréchal, c’est un j... f..... indigne de toi!...
Et la colère du maréchal lui fit jeter par les yeux ces regards fulgurants qui, semblables à ceux de Napoléon, brisaient les volontés et les cerveaux.
—Tu en as menti, Cottin! répliqua le maréchal Hulot devenu blême. Jette ton bâton comme je jette le mien!... je suis à tes ordres.
Le prince alla droit à son vieux camarade, le regarda fixement, et lui dit dans l’oreille en lui serrant la main:—Es-tu un homme?
—Tu le verras...
—Eh bien! tiens-toi ferme! il s’agit de porter le plus grand malheur qui pût t’arriver.
Le prince se retourna, prit sur sa table un dossier, le mit entre les mains du maréchal Hulot en lui criant:—Lis!