Là, ce papier tomba des mains du maréchal Hulot, il regarda son frère, il vit qu’il était inutile de compulser le dossier; mais il chercha la lettre de Johann Fischer, et la lui tendit après l’avoir lue en deux regards.

«De la prison d’O...

»Mon neveu, quand vous lirez cette lettre, je n’existerai plus.

»Soyez tranquille, on ne trouvera pas de preuves contre vous. Moi, mort, votre jésuite de Chardin en fuite, le procès s’arrêtera. La figure de notre Adeline, si heureuse par vous, m’a rendu la mort très-douce. Vous n’avez plus besoin d’envoyer les deux cent mille francs. Adieu.

»Cette lettre vous sera remise par un détenu sur qui je crois pouvoir compter.

»Johann Fischer.»

—Je vous demande pardon, dit avec une touchante fierté le maréchal Hulot au prince de Wissembourg.

—Allons, tutoie-moi toujours, Hulot! répliqua le ministre en serrant la main de son vieil ami.—Le pauvre lancier n’a tué que lui, dit-il en foudroyant Hulot d’Ervy d’un regard.

—Combien avez-vous pris? dit sévèrement le comte de Forzheim à son frère.

—Deux cent mille francs.