—Ah! pauvre femme, voilà qu’elle pleure!... s’écria la danseuse. C’est bête... Allons, ma mère, nous irons le voir, consolez-vous.—Dis-donc, toi, Chinois, dit-elle au directeur en l’attirant dans un coin, tu veux me faire jouer le premier rôle du ballet d’Ariane. Tu te maries, et tu sais comme je puis te rendre malheureux!...

—Héloïse, j’ai le cœur doublé de cuivre, comme une frégate.

—Je montrerai des enfants de toi! j’en emprunterai.

—J’ai déclaré notre attachement...

—Sois bon enfant, donne la place de Pons à Garangeot, ce pauvre garçon a du talent, il n’a pas le sou, je te promets la paix.

—Mais attends que Pons soit mort... le bonhomme peut d’ailleurs en revenir.

—Oh! pour ça, non, monsieur... dit la Cibot. Depuis la dernière nuit, qu’il n’était plus dans son bon sens, il a le délire. C’est malheureusement bientôt fini.

—D’ailleurs, fais faire l’intérim par Garangeot! dit Héloïse, il a toute la Presse pour lui...

En ce moment le caissier entra, tenant à la main deux billets de cinq cents francs.

—Donnez-les à madame, dit Gaudissard. Adieu, ma brave femme, soignez bien ce cher homme, et dites-lui que j’irai le voir, demain ou après... dès que je le pourrai.