—Mais il faut manger!... Qui maintenant, vous fera votre cuisine? dit le docteur.
—La touleur m’ôde l’abbédit!..... répondit naïvement Schmucke.
—Mais, dit Poulain, il faut aller déclarer le décès avec des témoins, il faut dépouiller le corps, l’ensevelir en le cousant dans un linceul, il faut aller commander le convoi aux pompes funèbres, il faut nourrir la garde qui doit garder le corps et le prêtre qui veillera, ferez-vous cela tout seul?... On ne meurt pas comme des chiens dans la capitale du monde civilisé!
Schmucke ouvrit des yeux effrayés, et fut saisi d’un court accès de folie.
—Mais Bons ne mûrera bas... che le sauferai!...
—Vous ne resterez pas long-temps sans prendre un peu de sommeil, et alors qui vous remplacera? car il faut s’occuper de monsieur Pons, lui donner à boire, faire des remèdes...
—Ah! c’esde frai!... dit l’Allemand.
—Eh bien! reprit l’abbé Duplanty, je pense à vous donner madame Cantinet, une brave et honnête femme...
Le détail de ses devoirs sociaux envers son ami mort, hébéta tellement Schmucke, qu’il aurait voulu mourir avec Pons.
—C’est un enfant! dit le docteur Poulain à l’abbé Duplanty.