—Ma petite madame Marneffe, à faire des injustices pour vos beaux yeux... J’ai dans votre maison une cousine, et j’irai la voir un de ces jours, le plus tôt possible, venez m’y présenter votre requête.
—Excusez mon audace, monsieur le baron; mais vous comprendrez comment j’ai pu oser parler ainsi, je suis sans protection.
—Ah! ah!
—Oh! monsieur, vous vous méprenez, dit-elle en baissant les yeux.
Le baron crut que le soleil venait de disparaître.
—Je suis au désespoir, mais je suis une honnête femme, reprit-elle. J’ai perdu, il y a six mois, mon seul protecteur, le maréchal Montcornet.
—Ah! vous êtes sa fille.
—Oui, monsieur, mais il ne m’a jamais reconnue.
—Afin de pouvoir vous laisser une partie de sa fortune.
—Il ne m’a rien laissé, monsieur, car on n’a pas trouvé de testament.