—Ça va bien, dit Fraisier à monsieur Vitel quand Schmucke fut parti. Si vous voulez donner votre démission en ma faveur, allez voir madame la présidente de Marville, vous vous entendrez avec elle.

—Vous avez trouvé un homme de beurre! dit le juge de paix en montrant Schmucke qui regardait dans la cour une dernière fois les fenêtres de l’appartement.

—Oui, l’affaire est dans le sac! répondit Fraisier. Vous pourrez marier sans crainte votre petite-fille à Poulain, il sera médecin en chef des Quinze-Vingts.

—Nous verrons! Adieu, monsieur Fraisier, dit le juge de paix avec un air de camaraderie.

—C’est un homme de moyens, dit le greffier, il ira loin, le mâtin.

Il était alors onze heures, le vieil Allemand prit machinalement le chemin qu’il faisait avec Pons en pensant à Pons; il le voyait sans cesse, il le croyait à ses côtés, et il arriva devant le théâtre d’où sortait son ami Topinard, qui venait de nettoyer les quinquets de tous les portants, en pensant à la tyrannie de son directeur.

Ah! foilà mon avvaire! s’écria Schmucke en arrêtant le pauvre gagiste. Dobinart, ti has ein lochemand, toi?...

—Oui, monsieur...

Ein ménache?...

—Oui, monsieur...