—Eh bien! reprit madame Marneffe en respirant à l’aise, puisque vous ne l’aimez que comme ça, vous allez être bien heureuse, car vous le voulez heureux?
Lisbeth répondit par un signe de tête rapide comme celui d’une folle.
—Il épouse dans un mois votre petite cousine.
—Hortense? cria la vieille fille en se frappant le front et en se levant.
—Ah çà! vous l’aimez donc ce jeune homme? demanda madame Marneffe.
—Ma petite, c’est entre nous à la vie à la mort, dit mademoiselle Fischer. Oui, si vous avez des attachements, ils me seront sacrés. Enfin, vos vices deviendront pour moi des vertus, car j’en aurai besoin, moi, de vos vices!
—Vous viviez donc avec lui? s’écria Valérie.
—Non, je voulais être sa mère...
—Ah! je n’y comprends plus rien, reprit Valérie, car alors vous n’êtes pas jouée ni trompée, et vous devez être bien heureuse de lui voir faire un beau mariage, le voilà lancé. D’ailleurs, tout est bien fini pour vous, allez. Notre artiste va tous les jours chez madame Hulot, dès que vous sortez pour dîner...
—Adeline! se dit Lisbeth. Oh! Adeline, tu me le payeras, je te rendrai plus laide que moi!...