ART. 2.

Le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse. On peut tout dire avec un regard, et cependant on peut toujours nier ce que l'œil a si bien exprimé; car le regard peut s'interpréter, non se traduire.

ART. 3.

L'œil est, dit-on, le miroir de l'ame: il est aussi l'interprète du cœur; et, bien qu'une coquette fasse dire à peu près ce qu'elle veut à ses regards, il y a dans ceux de l'innocence et du véritable amour quelque chose qu'elle ne saurait feindre.

ART. 4.

Le regard, pour être expressif, doit être, avant tout, naturel. L'affectation est là, comme partout, le plus dangereux écueil; et ces amans transis qui croient se rendre fort séduisans en jetant en coulisse des regards langoureux, rencontrent juste le ridicule où ils espéraient trouver la passion.


[CHAPITRE II].
Des Lettres.


ARTICLE PREMIER.