—Parce qu’elles ne votent pas; et que même les emplois qui conviennent particulièrement aux femmes, sont seulement donnés aux électeurs.

L’UNIVERSALISATION DU SUFFRAGE


En notre société en travail de transformation, qui n’a pas voix au chapitre, en ayant droit au vote, sera sacrifié demain et manque aujourd’hui.

Les femmes riches seraient privées de leur fortune et les femmes pauvres resteraient dans le besoin, si la propriété individuelle était socialisée avant que le sexe féminin soit électeur et éligible, car, les femmes dépouillées de ce qu’elles possèdent ne récupéreraient point dans la société nouvelle ce qui leur aurait été pris; attendu, que les fonctions, les emplois, le bon travail, appartiendraient aux seuls électeurs. Les femmes restant déshéritées des droits politiques, risquent donc d’être demain plus malheureuses encore qu’elles ne sont aujourd’hui.

Pour que la transformation sociale s’accomplisse au profit de toute l’humanité, il est indispensable que hommes et femmes aient le droit de participer à cette transformation et d’en bénéficier.

C’est seulement l’égalité dans la société d’aujourd’hui qui garantira aux femmes d’être traitées en équivalentes des hommes dans la société de demain.

On voit qu’il est important de se hâter de mettre en pratique, l’égalité politique des deux sexes qui est écrite dans la loi.

La loi sur l’électorat dit, en effet:—sont électeurs tous les Français âgés de 21 ans...

Ces mots «les Français» qui comprennent les hommes et les femmes comme contribuables, lorsqu’il s’agit de payer les impôts, comprennent certainement aussi les hommes et les femmes comme électeurs, lorsqu’il s’agit d’exercer l’électorat.