Comme en France avant 1789, en Angleterre avant 1832, des catégories de femmes avaient le droit de vote.
Le terme usité dans la législation anglaise désignait comme devant voter «les personnes».
Le statut de 1832 fit ajouter au mot «personnes» l’adjectif mâles.
L’agitation en faveur du libre échange favorisa le mouvement féministe en Angleterre et fit comprendre aux femmes, combien la politique avait de répercussion dans leur vie.
Stuart Mill, premier défenseur du vote des femmes en Angleterre, comprit l’immense portée du mal que se fait la société en frappant les femmes d’exclusion politique.
En 1865, dans sa profession de foi, Stuart Mill réclama pour les femmes le droit d’être représentées au Parlement. Elu représentant de Westminster à la Chambre des Communes, il présenta en 1865 la première pétition des femmes couverte de 1499 signatures. En 1868, Stuart Mill ne fut pas réélu.
La chambre des communes avait remplacé «personnes mâles» par «Man» «homme» pris dans le sens «d’individu».
5.347 femmes se firent inscrire sur les listes électorales de Manchester. Leur cause fut soutenue par D. Pankhurst. Les juges leur donnèrent tort.
Joseph Bright fit obtenir par un projet de loi le suffrage municipal aux femmes en 1869.
Les femmes votaient encore dans 78 agglomérations, non érigées en municipe, où chaque contribuable vote.