À quelle époque, maintenant, verra-t-on s'élever le monument que ses intimes doivent à sa mémoire, à son talent et pour lequel Augusta Holmès prit l'initiative d'une souscription?

Par sa capacité de travail, sa facilité prodigieuse, sa science profonde de l'harmonie, par le côté sévère et élevé de ses compositions, par sa foi dans l'art, qu'il n'abandonna jamais, César Franck est une figure attachante parmi les musiciens du XIXe siècle. Mais, ainsi que nous l'avons déjà indiqué, cette figure ne restera pas comme type à un même degré que celle d'un Berlioz, d'un Wagner, ou même celle d'un Brahms!


CATALOGUE

des

ŒUVRES DE CÉSAR FRANCK

Op. 1. 1er trio en fa ♯, pour piano, violon et violoncelleSchuberth.
Id. 2e trio en si ♭, pour piano, violon et violoncelleSchuberth.
Id. 3e trio en si mineur, pour piano, violon et violoncelleSchuberth.
Op. 2. 4e trio en si, pour piano, violon et violoncelleSchuberth.
Op. 3. Eglogue (Hirten-Gedicht), pr piano, dédiée à son élève la Baronne de ChabannesSchlesinger.
Op. 4. Premier duo, pour piano à quatre mains sur le God save the KingSchlesinger.
Op. 5. Premier caprice, pour pianoLemoine.
Op. 6. Andantino quietoso, pour piano et violonLemoine.
Op. 7. Souvenir d'Aix-la-Chapelle, pour pianoSchuberth.
Op. 8. Quatre mélodies de François Schubert, transcrites pour pianoE. Challiot.
336, rue Saint-Honoré.
Op. 11. Première Grande Fantaisie sur Gulistan de Dalayrac, pour piano (1844)Richault.
Op. 12. Deuxième Grande Fantaisie sur Gulistan de Dalayrac, pour piano (1844)Richault.
Op. 14. Gulistan, duo pour piano et violon sur l'opéra de DalayracRichault.
Op. 15. Fantaisie pour piano, sur deux airs polonaisRichault.
Op. 16. Fantaisie pour grand orgueMayens-Couvreur.
40, rue du Bac.
Op. 17. Grande pièce symphonique pour grand orgueMayens-Couvreur.
Op. 18. Prélude, fugue, variations, pour grand orgue.Mayens-Couvreur.
Op. 19. Pastorale, pour grand orgueMayens-Couvreur.
Op. 20. Prière, pour grand orgueMayens-Couvreur.
Op. 21. Final, pour grand orgueMayens-Couvreur.
Op. 22. Quasi Marcia, pièce pr harmoniumParvy-Graff.
Ruth, églogue biblique en 3 parties. Soli, chœur et orchestreHartmann.
Rédemption, poème-symphonie en 2 parties (Ed. Blau). Soli, chœur et orchestreHartmann.
Les Béatitudes, d'après l'Évangile, poème de Mme ColombMaquet.
Les Éolides, poème symphoniqueEnoch et Costallat.
Les Djinns, poème symphoniqueEnoch et Costallat.
Le Chasseur maudit, poème symphonique, d'après la ballade de Burger (1884)Grus.
Psyché, poème symphonique pour orchestre et chœursBruneau.
Rébecca, scène biblique pour soli, chœur et piano (poème de M. Paul Collin)Richault.
Hulda, drame lyrique en 4 parties et un prologue, libretto de M. Charles Crandmougin, d'après un sujet scandinaveBruneau.
Ghisèle, opéra, libretto de M. Gilbert-Augustin Thierry, d'après un sujet mérovingien
Quintette en fa mineur, piano, 2 violons, alto et violoncelleHamelle.
Quatuor pour instruments à cordesHamelle.
Symphonie D mollHamelle.
Sonate en la pour piano et violonHamelle.
Variations symphoniquies pour orchestre et pianoEnoch et Costallat.
Andantino pour violon, avec accompagnement de piano.
Messe à trois voix seules, chœur et orchestreBornemann.
Nombre d'extraits ont été faits de cette messe, notamment le célèbre Panis angelicus.
Hymne, chœur à 4 voix d'hommes, poésie de Jean Racine (1883)Hamelle.
Cinq pièces pour harmoniumParvy-Graff.
59 motets pour harmoniumEnoch et Costallat.
9 grandes pièces d'orgueDurand et fils.
3 offertoires pour soli et chœurs (1861)Bornemann.
4 motetsParvy-Graff.
Salui, contenant 3 motets avec accompagnement d'orgue (1865)Regnier-Canaux.
80, rue Bonaparte.
Veni Creator, duo pour ténor et basse (Écho des Maîtrises) 1876F. Schoen
42, boulevard Malesherbes.
Ave Maria, chœur réduit à deux voix égales, par Ch. Bordes (1891)O. Bornemann.
O Salutaris, extrait de la messe solennelle pour basse soloO. Bornemann.
Chants d'église, harmonisés à 3 et 4 parties avec accompagnement d'orgue
(1er partie: Messes.—2e partie: Hymnes—3e partie: Chants pour le salut.)
Ballade pour piano.
Prélude, aria et final pour piano.Hamelle.
Prélude, choral et fugue pour pianoEnoch et Costallat.
Transcriptions pr piano (ouvrages anciens)Richault.
Deuxième duo pour piano à 4 mains sur LucilePacini-Bonoldi.
Sonate pour pianoSchlesinger.
Les Trois Exilés, chant national pour voix de basse et barytonEdmond Mayaud.
boulevard des Italiens.
Paroles du colonel Bernard Delafosse,
chanté par Mme Hermann-Léon.
Avec 3 portraits sur la première feuille: Napoléon Ier,
le roi de Rome et Louis Bonaparte (un aigle au milieu). «Quand
l'étranger envahissant la France.»
Le Garde d'honneur, cantique an sacré cœur, paroles de Mme X. MélodieRegnier-Canaux.
6 duos pour voix égales, pouvant être chantés en chœur, avec accompagnement de piano (1889):
L'Ange gardien.
Aux petits enfants, poésie d'A. Daudet, dédiée à M. E. Pierné.
La Vierge à la crèche, poésie d'A. Daudet, dédiée à M. P. Roger.
Les danses de Lormont, poésie de Mme Desbordes Valmore.
Soleil, poésie de Guy Ropartz.
La chanson du Vannier, poésie d'A. Theuriet.
Enoch et Costallat.
La procession, poésie de Brizeux pour orchestre et chantBruneau et A. Leduc.
Les cloches du soir, poésie de Mme Desbordes-ValmoreBruneau et A. Leduc.
Le mariage des roses, poésie de E. David, pour baryton ou mezzo-soprano, dédié à Mme TrélatEnoch et Costallat.
L'ange et l'enfant, mélodieHamelle.
Mélodies:
Robin GrayRichault.
Souvenance, poésie de ChateaubriandRichault.
Ninon, poésie d'A. de Musset pour ténor et soprano, dédiée au Dr F. FéréolRichault.
Passez, passez toujours, poésie de V. HugoRichault.
Aimer, poésie de Méry, en la ♭ (baryton et piano)Richault.
L'émir de Bengador, poésie de MéryRichault.
Cloches du soir, poésie de Desbordes-ValmoreBruneau.
Roses et papillons, mélodieEnoch et Costallat.
Lied, mélodieEnoch et Costallat.

CHARLES-MARIE WIDOR

À côté du Luxembourg, à l'ombre de la vieille église Saint-Sulpice, dans un antique hôtel rue Garancière nº 8[7], réside l'aimable et savant organiste de Saint-Sulpice, Charles-Marie Widor. L'ensemble de l'immeuble, avec ses beaux pilastres et les volutes des chapiteaux formés de monumentales têtes de béliers sculptées en haut relief, présente un aspect des plus imposants et réveille les souvenirs de plusieurs époques.

L'hôtel fut bâti par le marquis de Garancière. Son gendre, le fameux marquis de Sourdéac, a été, avec Cambert et l'abbé Perrin, un des premiers directeurs de l'Opéra. Très passionné pour les arts, fort expert dans la connaissance de divers métiers, il se chargea de toute la machinerie de l'Académie royale de musique. Il construisit non seulement un petit théâtre dans cet hôtel de la rue Garancière, où il invitait les célébrités de l'époque, mais il fit établir au Château de Neubourg dans l'Eure une scène fort bien agencée, sur laquelle fut jouée pour la première fois, en 1660, La Toison d'or, mélodrame à grand spectacle de Pierre Corneille. Le marquis de Sourdéac avait comme collaborateurs pour les vers l'abbé Perrin, pour la musique La Grille et Cambert, organiste de l'église Saint-Honoré, maître et compositeur de la musique de la Reyne mère.