—On leur donne des amulettes, m'expliqua Dodue, pour les protéger. Ils préparent quelque grande entreprise, cela est sûr.
Puis, tout à coup, se penchant vers moi, elle me dit à voix basse:
—Ne craignez-vous pas Zinga?
—Moins que Figeroux.
—Voyez, chère madame, elle est ici!
En effet, Zinga était là, avec Dubousquens. Ils étaient assis à l'écart, à une petite table, devant des verres pleins auxquels ils ne touchaient pas; ils parlaient sans s'occuper de la foule, sans prendre garde au bruit. Quelques paroles que je surpris renouvelèrent mes inquiétudes.
—Si te maries, disait Zinga, m'abandonneras?
—Tu sais bien, répondait Dubousquens, que je n'épouse cette jeune fille qu'à cause de sa fortune, et que tu viendras avec nous en France.
—Et même si elle devient ta femme n'aimeras que moi!
—Je n'aimerai que toi.