Dans la nuit du 27 au 28 août, on voit à tous moments le moribond joindre les mains; il dit ses prières habituelles et, au Confiteor, il se frappe la poitrine. Le 28 au matin, il aperçoit dans le miroir de sa cheminée deux domestiques qui versent des larmes.
«Pourquoi pleurez-vous? leur dit-il. Est-ce que vous m'avez cru immortel?»
On lui présente un élixir pour le rappeler à la vie. Il répond, en prenant le verre:
«A la vie ou à la mort! Tout ce qu'il plaira à Dieu.»
Son confesseur lui demande s'il souffre beaucoup. «Eh! non, réplique-t-il, c'est ce qui me fâche, je voudrais souffrir davantage pour l'expiation de mes péchés.»
Le 29 août, il lui échappe, en donnant des ordres, d'appeler le dauphin «le jeune roi». Et comme il se rend compte d'un mouvement dans ce qui est autour de lui.
«Eh! pourquoi?... s'écrie-t-il. Cela ne me fait aucune peine.»
C'est ce qui fait dire à Massillon: «Ce monarque environné de tant de gloire, et qui voyait autour de lui tant d'objets capables de réveiller ou ses désirs ou sa tendresse, ne jette pas même un oeil de regret sur la vie.... Qu'on est grand, quand on l'est par la foi!... La vanité n'a jamais eu que le masque de la grandeur, c'est la grâce qui en est la vérité.»
Dans la journée du 29 août, le mourant perd connaissance, et l'on croit qu'il n'a plus que quelques heures à vivre.
«Vous ne lui êtes plus nécessaire, dit son confesseur à Mme de Maintenon. Vous pouvez vous en aller.»