50º Un tableau: une Femme en lévite blanche;

51º Un autre: Louis XV en habit de revue;

52º Un autre: Louis XV enfant;

53º Une gravure enluminée représentant un paysage;

54º Une estampe représentant la femme Lebrun;

55º Un tableau peint sur toile, par Robert, représentant une esquisse de la messe, de quatorze pouces de haut sur seize de large.

Après les travaux particuliers des diverses commissions, la commission générale fit un relevé de tous les procès-verbaux d'inventaires, enlèvements, reconnaissances et ventes du mobilier ayant eu lieu successivement sous sa direction; elle y ajouta les récépissés de dépôt des différents objets extraits, de la maison de madame du Barry, et elle envoya cet immense travail au district de Versailles pour le faire passer au directoire du département de Seine-et-Oise. Ce travail, avec toutes les pièces à l'appui, forme aujourd'hui la plus grande partie des papiers renfermés aux archives de la préfecture de Seine-et-Oise, sous le nom de madame du Barry.

Le relevé général est terminé par le bordereau du
montant des seuls objets vendus et estimés, lequel s'élève
à
707,251 l. 15 s.
Les bijoux, diamants, cristaux, etc.,
dont le prix n'est pas porté, sont
évalués au même inventaire
400,000»
Les matières d'or, 89 marcs, 6 onces,
peuvent être appréciées au moins
60,000»
Celles d'argent, 1,449 marcs, à 45
livres le marc
65,205»
Celles de vermeil, 84 marcs, à
50 livres
4,200»
Galons et franges d'or, 34 marcs 2,700»
Galons d'argent et brûlé, 121 marcs 3,600»
Cuivre, fer, plomb et étain 4,000»
Total général de l'appréciation des
effets mobiliers confisqués chez
madame du Barry
[156] 1,246,956 l. 15 s.

Quand madame du Barry fut arrêtée, elle avait encore un grand nombre de dettes, et la municipalité de Louveciennes ne tarda pas à être accablée de mémoires de tous les créanciers. Tous ces mémoires, visés par elle, furent envoyés au district. Il résulte de leur relevé général qu'ils s'élevaient à la somme de 956,124 liv. 13 s. 4 d.—La vérification de ces mémoires fut renvoyée à une commission chargée de mettre la plus grande sévérité dans l'examen de ces dettes. Le gouvernement d'alors dut être satisfait de l'habileté des commissaires, car les mémoires ont été si bien examinés et contrôlés, que presque aucun des créanciers n'a été payé.

Les parents de madame du Barry, auxquels on a vu qu'elle avait fait des pensions viagères, réclamèrent aussi la continuation de leurs pensions; mais on les supprima toutes, à l'exception de celle de Rançon, le mari de la mère de madame du Barry, qui vint se retirer à Versailles, et y mourut le 25 octobre 1801.