L'astre du jour lançait sa dernière lueur,

Et les oiseaux mêlaient leurs gracieux ramages

A la voix du Zéphyr volant de fleur en fleur.

L'air était tout rempli de senteurs odorantes

Que le foin, en séchant, exhalait en foison;

Et la gentille abeille, aux ailes transparentes

Buvait avec ivresse aux perles du gazon.

Trois personnes causaient, assises sur un banc;

La fine humeur gauloise animait leur langage

Et l'écho répétait parfois leur rire franc.