Or, un jour de juillet--il m'en souvient encore--

Pierre chez son amante arrivait tout rêveur.

«Je viens, avait-il dit, ô fille que j'adore,

T'offrir en ce moment et ma vie et mon coeur.

Je veux me marier: la raison me l'ordonne;

Et n'est-ce pas d'ailleurs le devoir d'un chrétien?

A tous les bons époux le Maître du ciel donne

Au foyer l'harmonie et le pain quotidien.

Ne me repousse pas, idole de ma vie,

Toi qui portes au front la suave candeur!