Car ceux qui sont tombés sous sa fatale étreinte

Sont là, sans mouvement, sur le terne gazon,

La poitrine brisée et la prunelle éteinte,

Mêlant leur dernier râle à la voix du canon!

Mais ce chanceux tireur que l'héroïsme guide,

Pourra-t-il résister aux coups des ennemis?

Regardez-le: de sang sa tunique est humide;

N'importe! il lutte encore, les membres tout meurtris!

Puis, ô bonheur! il voit que l'ennemi recule;

Il avance à la course avec ses compagnons,