Les malheurs ont blanchi ses beaux cheveux d'ébène
Et creusé sur son front un glorieux sillon;
Blessé, mais non soumis, il est semblable au chêne
Qui résiste longtemps aux coups du bûcheron...
Il baise avec amour le drapeau de ses pères,
Après l'avoir pressé tendrement sur son coeur;
Et, sans respect humain, récite des prières
Que sa famille, au ciel doit répéter en choeur!
L'ardeur chez les Prussiens semble un instant renaître,
Car leur mitraille gronde encore avec éclat;