Que de fois le poète a redit sur sa lyre
Les gracieux accords qui vibraient dans ta voix,
Et que de fois l'oiseau dans un joyeux délire
S'est mis à les chanter sous les arceaux des bois!
O brise enivre-moi longtemps de ton arôme!
Viens rafraîchir mon âme où germe la douleur!
Passe devant mes yeux comme un léger fantôme,
Et porte jusqu'à Dieu l'écho de mon malheur!
Mai 1882.