Comme l'arbre géant brisé par la tempête,

Le poète courba sa belle et noble tête

Sous la peine du talion...

Bien des ans ont passé depuis cette heure sombre!

Crémazie, en voyant à son étoile une ombre,

A fui le lieu de ses malheurs...

Il a vécu longtemps sur la terre étrangère,

Abandonné de tous, en proie à la misère,

Vidant la coupe des douleurs!

Aujourd'hui... mais silence!... Il sommeille sous terre