A rendre heureux les rejetons gaulois.
Si dans ton sein la lutte recommence
Entre ces coeurs vibrant à l'unisson,
C'est une lutte où l'esprit, la science
Ont plus de part que l'éclat du canon!
24 juin 1885
UN ORPHELIN [3]
[Note 3: Joseph-Orance de Grandbois, né à Saint-Casimir, comté de Portneuf, le 3 mai 1884, devint orphelin de père et de mère à l'âge de deux ans, et fut confié aux révérendes Soeurs de la Charité de Québec, le 17 mars 1886. Le 11 juin de la même année, M. l'abbé H.-R. Casgrain.--qui avait été chargé par le comte A.-H. de Villeneuve, de Paris, France, de lui choisir un petit orphelin canadien-français, qu'il désirait adopter pour son enfant--vint chercher Joseph-Orance qu'il envoya à Paris sous les soins d'une brave femme de Saint-Casimir, nommée Béonie Hardy. Le 8 novembre 1890, l'honorable M. H. Mercier, premier ministre de la province de Québec, présenta à la législature un projet de loi pour permettre à l'heureux orphelin d'ajouter à son nom celui de «de Villeneuve». Aujourd'hui l'enfant est l'unique héritier d'un titre honorable et d'une immense fortune.]
Joseph-Orance avait la beauté pour parure;
De longs et noirs cheveux encadraient sa figure