[220]: Aim., lib. V, cap. 2. Les honneurs, chez les Francs comme chez les Romains, étoient indiqués par des marques extérieures, insignia. Tout homme libre chez les Francs avoit un honneur, et cet honneur commun à tous étoit la ceinture militaire ou le baudrier. Il le perdoit quand il entroit dans l'état monastique, et ne pouvoit plus le reprendre, même lorsqu'il lui plaisoit de rentrer dans la vie séculière. Cap. addit., c. III, 66; Cap. Met., an. 716, c. 2; I. Cap. an. 819, c. 16.

[221]: III. Cap. 20, an. 803.

[222]: III. Cap. 20, an 803.

[223]: Aim., lib. V, c. 2.

[224]: On leur donnoit encore le nom de gonfalonnier, parce qu'ils portoient la bannière des églises appelée gonfanum. C'est ainsi que l'oriflamme, bannière et enseigne dont l'abbaye royale de Saint-Denis se servoit dans ses guerres particulières, c'est-à-dire dans celles qu'elle entreprenoit pour retirer ses biens des mains des usurpateurs, ou pour empêcher qu'ils ne fussent enlevés, devint la bannière des rois de France, lorsqu'ils furent devenus maîtres des comtés de Pontoise et du Vexin, dont les seigneurs avoient été jusqu'alors avoués et protecteurs de cette abbaye. Ceci dut arriver sous le règne de Philippe Ier ou de son fils Louis-le-Gros. (Voyez dissert. de Ducange sur l'hist. de saint Louis.)

[225]: Aim. lib. VIII, c. 2. Cet évêque étoit saint Germain, qui tenoit le siége de Paris; et le monastère qu'il affranchit ainsi étoit celui de Saint-Vincent, depuis l'abbaye Saint-Germain-des-Prés.

[226]: Ce n'étoit pas contre les commendes en général qu'ils s'élevoient, puisqu'ils en possédoient eux-mêmes, mais contre la nomination abusive et scandaleuse des laïques à de semblables offices; c'étoit la dilapidation des biens des abbayes, souvent même l'expulsion des religieux de ces saintes demeures, qu'ils signaloient à la justice et à la religion du monarque: «Il y a des lieux sacrés, disoient-ils, qui sont devenus en entier la possession des laïques; il en est d'autres, qu'ils se sont en partie appropriés; il en est dont ils se sont donné les métairies comme leur propre héritage.» (Cap. Car. cal., tit. 3, c. 12, tit. 52.)

[227]: C'est ainsi que l'auteur d'un livre abominable, intitulé Histoire physique, civile et morale de Paris, présente impudemment comme autorités irréfragables de toutes les ordures dégoûtantes, de toutes les calomnies odieuses qu'il a accumulées dans son informe compilation, l'Enfer des chicaneurs, par Louis Vervin; les Variétés sérieuses et amusantes, par Sablier; les Caquets de l'Accouchée; la Pourmenade du Pré-aux-Clercs, poëme burlesque de Bertrand; l'Espadon satirique de d'Esternod: la satire du poète Sigognes contre son haut de chausses, etc., etc. S'il lui arrive de consulter quelquefois des autorités plus graves, ce sont des exceptions qu'il y cherche, afin de les présenter comme règles générales; expliquant ainsi très-facilement en faveur de son système de dénigrement, ce que l'on emploîroit précisément pour le combattre et le renverser de fond en comble. Au reste l'école philosophique et révolutionnaire n'a jamais eu d'autre méthode, depuis qu'elle a commencé sa guerre de plume contre la société; et cet auteur suit fidèlement la route que ses maîtres lui ont tracée. Avec de telles règles de critique et la conscience qu'elles supposent, il seroit facile de présenter saint Louis comme un chef de brigands, et saint Vincent de Paule comme un échappé des galères.

[228]: M. de Bonald, t. III, p. 412.

[229]: Les Fidèles descendus des anciens Francs méprisoient les lettres, parloient très-peu latin, n'estimoient que la profession des armes, et ne quittoient les camps que pour aller se confiner dans leurs terres; pendant près de deux siècles, leur ignorance les rendit incapables d'exercer aucune fonction ecclésiastique; tous les clercs étoient Romains.