[248]: Voyez le continuateur janséniste de Fleury, Hist. ecclésias., t. XXXVI.

[249]: Ibid.

[250]: «Une chose notable, c'est que les juges qui condamnèrent Guignard, parce que Louis Masure, ennemi déclaré des jésuites et député de la cour, avoit trouvé des anciens écrits de ce jésuite, ces mêmes juges étoient, pour la plupart, de ceux qui avoient assisté au jugement de l'arrêt donné contre le feu roi, l'an 1589, qui est une CHOSE ÉTRANGE.» (De l'Étoile. Journ. d'Henri IV,—t. II, p. 155 et suiv.)

[251]: Si le père Guignard avoit seulement conservé cet écrit, il n'étoit pas plus coupable que les autres gardiens de bibliothèques. S'il l'avoit composé lui-même, c'étoit pendant les égaremens de la ligue; et il y avoit eu amnistie pour tous les ligueurs, y compris le parlement.

[252]: Mém. d'Est., etc., p. 241.

[253]: «Guignard, étant conduit au supplice, soutint toujours qu'il avoit toujours été d'avis de prier Dieu pour Sa Majesté. Il ne voulut jamais crier merci au roi, disant que depuis qu'il s'étoit converti, il ne l'avoit jamais oublié au Memento de la messe. Étant venu au lieu du supplice, il protesta de son innocence, et néanmoins ne laissa d'exhorter le peuple à l'obéissance au roi, et révérence au magistrat; même fit une prière tout haut pour Sa Majesté, à ce qu'il plût à Dieu lui donner son saint esprit..... puis pria le peuple de prier Dieu pour les jésuites, et n'ajouter foi légèrement aux faux rapports que l'on faisoit courir d'eux; qu'ils n'étoient point assassins des rois, comme on vouloit le leur faire entendre, ni fauteurs de telles gens qu'ils détestoient; et que jamais les jésuites n'avoient procuré ni approuvé la mort de roi quelconque. Ce furent ses dernières paroles avant de monter à l'échelle.» (Mém. d'Estat. Loc. cit.)

[254]: «Guéret ne confessa jamais rien, dit de l'Étoile, et pourtant fut mis à la question où il se montra fort constant, et devant fit cette prière en latin tout haut: Jesu-Christe, fili Dei vivi, qui passus es pro me, miserere mei et fac ut sufferam patienter tormentum hoc quod mihi præparatum est, quod merui et majus adhuc; ATTAMEN TU SCIS, Domine, quòd mundus sum et innocens ab hoc peccato». «Ce qui signifie: Jésus-Christ, fils du Dieu vivant, qui avez souffert pour moi, ayez pitié de moi, et faites que je souffre avec patience le tourment qui m'est préparé; je l'ai mérité et un plus grand encore; cependant vous savez, Seigneur, que je suis pur et innocent du péché qu'on m'impute. Après cette prière étant tiré, il ne jeta aucun soupir ni plainte de douleur: seulement réitéra cette prière: Jesu Christe, fili Dei vivi, etc.». (Journ. d'Henri IV, t. II, page 168.)

[255]: À l'égard du père Guignard, le procureur général avoit conclu de même au bannissement, «et il y a grande apparence, dit le même de l'Étoile, que s'il ne fût venu à mauvaise heure, comme on dit, il en auroit été quitte pour cela.» (Ibid.) Il étoit assez fâcheux sans doute pour des jésuites, qui ne pouvoient choisir ni deviner la bonne heure du parlement, d'être pendus pour être venus à sa mauvaise heure.

[256]: Compte rendu au public des comptes rendus aux divers parlemens, etc., t. II.

[257]: Mém. de du Plessis, t. II, p. 500.—Journal de Henri III, t. V, p. 424.