[663]: Arch. de S. Germ., A., 3, 1, 13.

[664]: La Morgue, autrefois dans une des cours du Grand-Châtelet, a été transportée en cet endroit. (V. monuments nouveaux.)

[665]: Une tradition populaire veut que cette rue doive son nom à un pâtissier qui faisoit des pâtés avec la chair des enfants qu'il attiroit chez lui, ou des victimes que son voisin le barbier égorgeoit pour son compte. Cette tradition est rapportée par Du Breul[665-A], qui ajoute que la maison dite des Marmouzets fut rasée à cette occasion, avec défense de jamais rebâtir au même lieu, et qu'une pyramide fut élevée en sa place.

On n'a aucune preuve positive de ces faits, qui semblent bien invraisemblables; mais il est constant que, pendant plus de cent ans, il y a eu, dans cette rue, une place vide, sur laquelle le propriétaire ne croyoit pas qu'il fût permis de bâtir. Pierre Belut, conseiller au parlement, à qui elle appartenoit, en demanda la permission à François Ier; et ce prince, par des lettres-patentes du mois de janvier 1536, permit d'y faire réédifier une maison pour être habitée, ainsi que les autres maisons de Paris, nonobstant tout arrêt qui pourroit être intervenu, y dérogeant par ces lettres, et imposant silence perpétuel à son procureur présent et à venir. Quoiqu'on ne trouve nulle part ni informations ni arrêts qui parlent de ce prétendu crime, il ne s'ensuivroit pas de là qu'il fût faux. On sait que dans les crimes atroces et extraordinaires, il a toujours été d'usage, et même dans les derniers temps de la monarchie, de jeter au feu les informations et la procédure, pour les rendre en quelque sorte incroyables. Nam sunt crimina quæ, ipsâ magnitudine, fidem non impetrant.

[665-A]: page 111.

[666]: Arch. de S. Éloi et de l'archevêché.—Past., A., p. 341 et 718.—Cart. Sorb., an 1284.

[667]: Cens. S. Dionys., de Carc.

[668]: Corrozet, fol. 204, verso.

[669]: Maintenant la préfecture de police. Cette rue est aujourd'hui désignée sous le nom de rue de Jérusalem.

[670]: Compte des Matines.