SCULPTURE.

Dans une grande niche, au-dessus du maître-autel, saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère recevant la communion des mains de Jésus Christ, par Michel Anguier.

Il y avoit dans cette église, une confrérie de Drapiers-chaussetiers sous le nom de Notre-Dame-des-Voûtes, à cause des voûtes souterraines qui étoient pratiquées sous le pavé de cet édifice.

Sur les vitrages de Saint-Denis-de-la-Chartre, on voyoit autrefois le portrait de Jean de la Grange, cardinal d'Amiens, qui en avoit été prieur; il y étoit représenté avec ses armoiries. Il est probable que cette peinture fut détruite en 1665, époque à laquelle cette église fut réparée par la libéralité de la reine Anne d'Autriche, et le maître-autel refait à neuf[303].

L'enceinte des maisons qui l'environnoient, et qu'on appeloit le bas de Saint-Denis, étoit un lieu privilégié, dépendant du prieuré, et dans lequel, avant la révolution, les ouvriers qui n'étoient point maîtres, pouvoient travailler avec toute sûreté et franchise.

SAINT-SYMPHORIEN,
DEPUIS CHAPELLE SAINT-LUC.

Cette église, située derrière le prieuré de Saint-Denis-de-la-Chartre, dont elle n'est séparée que par une rue étroite, est celle dont nous avons parlé en donnant l'explication du surnom de Carcere qui étoit commun à ces deux édifices. L'histoire d'ailleurs en sera courte. À la place qu'elle occupe existoit autrefois une ancienne chapelle, sous le titre de Sainte-Catherine, dont l'origine et le fondateur sont également inconnus. Comme cette chapelle, par négligence ou succession de temps, tomboit en ruines, Mathieu de Montmorenci, comte de Beaumont, qui n'avoit pu accomplir le vœu qu'il avoit fait d'aller à Jérusalem, voulant expier cette faute, abandonna à l'évêque de Paris les droits qu'il avoit sur elle; et celui-ci, de son côté, s'engagea à la faire rebâtir. Cet acte est de 1206[304], et cet évêque étoit Eudes de Sully. Éliénor, comtesse de Vermandois, et quelques autres pieux personnages, y ajoutèrent bientôt plusieurs dotations, qui permirent d'y établir quatre chapelains desservants; et quelques années après, elle quitta le nom de Saint-Denis, qu'on lui avoit donné d'abord, pour prendre celui de Saint-Symphorien. Ces chapelains obtinrent le titre de chanoines en 1422. Depuis on y transporta, comme nous l'avons dit, la paroisse de Saint-Gilles et Saint-Leu, laquelle y fut unie jusqu'en 1698, que le chapitre et la paroisse passèrent, avec leurs biens et leurs paroissiens, à l'église de la Magdeleine. Peu de temps après, cette chapelle fut cédée à la communauté des peintres, sculpteurs et graveurs, qui la rétablirent, la décorèrent[305], et lui firent donner le nom de Saint-Luc leur patron.

CURIOSITÉS DE LA CHAPELLE SAINT-LUC.

Sur le maître-autel, un tableau représentant saint Luc, patron de la communauté.

SAINT-LANDRI.