[2]: Voyez t. I, p. 484, 2e partie.
[3]: Voyez t. I, p. 336, 1re partie.
[4]: Ibid. p. 489, 2e partie.
[5]: Voyez t. I, p. 144, 1re partie.
[6]: T. I, p. 62, 1re partie.
[7]: Hugues Capet n'eût pu diviser le royaume entre plusieurs fils, quand bien même il l'auroit voulu, puisqu'il n'en eut qu'un seul, Henri Ier; et les intrigues de Constance, femme de Robert, pour porter ce prince à donner la couronne à son fils cadet au préjudice de l'aîné, prouvent que le droit d'aînesse dans la succession au pouvoir royal n'étoit point encore, sous ce dernier prince, irrévocablement établi.
[8]: Louis VIII (Voyez t. I, p. 693, 2e partie). Ce ne fut que sous Philippe-le-Hardi que la loi des apanages commença d'être en vigueur, loi trop tardive, qui mit sans doute un terme aux démembrements que chaque règne apportoit au domaine de la couronne, mais qui ne put réparer le mal déjà fait, et empêcher que la propriété entière des provinces données par les prédécesseurs de ce prince à leurs fils cadets, ne se perpétuât dans les diverses branches de la famille royale, cette hérédité ayant lieu suivant la ligne directe de descendance, et sans distinction de mâles et de femelles.
L'apanage au contraire devint une espèce de majorat ou de substitution, et dut ainsi, à défaut d'héritiers, revenir au domaine de la couronne.
[9]: Voyez t. I, p. 685 et seqq., 2e partie.
[10]: Pendant long-temps on n'avoit demandé à la noblesse que le service personnel; et hors des cas où elle devoit ce service, le roi n'avoit d'autres troupes que celles qu'il pouvoit soudoyer. Ces cas où la noblesse étoit tenue de servir étant assez rares, il arrivoit que les rois, pour obtenir la prestation du service personnel, lorsqu'il ne leur étoit point dû, convoquoient des assemblées générales où ils faisoient approuver leur demande par les barons. Alors ceux-ci levoient la taille dans leurs domaines pour l'armée du roi; car ce n'étoit que dans ce cas déjà mentionné du service personnel que leurs vassaux étoient tenus de s'armer et de les suivre. Il en étoit de même pour la noblesse réunie des provinces; et lorsqu'il vouloit avoir son assistance, le roi négocioit avec elle comme avec les barons.