[278]: C'est par altération que ce pressoir est nommé du Bret; il faut dire d'Albret, la maison du connétable d'Albret étant située entre ces trois rues.
[279]: Voyez t. Ier, p. 436, 1re partie.
[280]: T. I, p. 584.
[281]: Cens. de 1489, fol. 47; verso.
[282]: Cens. de 1372, 1489 et 1573.
[283]: L'usage des étuves étoit anciennement aussi commun en France, même parmi le peuple, qu'il l'est et l'a toujours été dans la Grèce et dans l'Asie; on y alloit presque tous les jours. Saint Rigobert avoit fait bâtir des bains pour les chanoines de son église, et leur fournissoit le bois pour chauffer l'eau. Grégoire de Tours parle de religieuses qui avoient quitté leur couvent, parce qu'on s'y comportoit dans le bain avec peu de modestie. Le pape Adrien Ier recommandoit au clergé de chaque paroisse d'aller se baigner processionnellement tous les jeudis, en chantant des psaumes.
Il paroît que les personnes que l'on prioit à dîner ou à souper étoient en même temps invitées à se baigner. «Le roi et la reine, dit la Chronique de Louis XI, firent de grandes chères dans plusieurs hôtels de leurs serviteurs et officiers de Paris; entre autres, le dixième de septembre mil quatre cent soixante-sept, la reine, accompagnée de madame de Bourbon, de mademoiselle Bonne de Savoie sa sœur, et de plusieurs autres dames, soupa en l'hôtel de maître Jean Dauvet, premier président en parlement, où elles furent reçues et festoyées très-noblement, et on y fit quatre beaux bains richement ornés, croyant que la reine s'y baigneroit, ce qu'elle ne fit pas, se sentant un peu mal disposée, et aussi parce que le temps étoit dangereux; et en l'un desdits bains se baignèrent madame de Bourbon et mademoiselle de Savoie; et dans l'autre bain à côté se baignèrent madame de Monglat et Perrette de Châlon, bourgeoise de Paris..... Le mois suivant, le roi soupa à l'hôtel de sire Denis Hesselin, son panetier, où il fit grande chère, et y trouva trois beaux bains richement tendus, pour y prendre son plaisir de se baigner, ce qu'il ne fit pas, parce qu'il étoit enrhumé, et qu'aussi le temps étoit dangereux.» (Saint-Foix.)
[284]: Arch. de l'archev.
[285]: Temporalité de N. D.—Bibl. du roi, côté B., no 5181.
[286]: Pet. cart. de l'évêché, fol. 140 et 163.