[323]: Il fut enlevé à Chinon, à l'insu du roi, chargé de fers et conduit au château de Montrésor. Charles d'Anjou, comte du Maine, et la reine de Sicile, étoient, en apparence, à la tête de ce complot, dont Richemont, quoique absent, étoit l'âme.

[324]: On lui érigea depuis un tombeau en marbre, que l'on a vu déposé au Musée des monuments françois, avec ceux de Charles VI, du duc d'Orléans son frère, de Valentine de Milan, de Tanneguy du Châtel, etc. Tous ces personnages y sont représentés, suivant l'usage du temps, revêtus de leurs habits, et couchés sur leur tombe.

[325]: Il mourut à Rouen.

[326]: Les évêques de Thérouanne, de Beauvais et de Paris.

[327]: Les autres se nommoient Jean de La Fontaine, Michel de Lancrais, Thomas Pigache, Nicolas de Louvier et Jacques de Bergières.

[328]: Le roi le recomposa, cette année même, avec les magistrats qui l'avoient suivi à Poitiers; mais ceux qui étoient restés à Paris furent conservés, ce qui prouve qu'on trouva, dans le malheur du temps, des raisons suffisantes pour excuser leur apparente infidélité. Toutefois il convient de remarquer ici, et nous aurons occasion d'en parler par la suite avec de plus grands développements, que c'est à cette époque de discordes civiles et de malheurs publics que le parlement commença à donner quelques signes d'indépendance, et à se mettre, sinon ouvertement, du moins par une marche systématique et savamment combinée selon les temps et les circonstances, à la tête du parti populaire, et en opposition avec le monarque et les autres ordres de l'État.

[329]: Jusque là elle n'avoit connu, en matière de discipline, que l'autorité du souverain pontife; sous ce règne elle se vit forcée de recevoir de la puissance séculière des règles de mœurs et de conduite.

[330]: Il se précipita le premier dans le fossé, le traversa ayant de l'eau jusqu'à la ceinture, planta lui-même une échelle, et, l'épée à la main, parvint au haut des murs à travers une grêle de traits.

[331]: Pothon de Xaintrailles.

[332]: Voici quelle étoit la forme de cet ancien usage introduit par la piété de nos monarques: «Le jour de sa première entrée dans la capitale, le roi, accompagné des princes de son sang, des seigneurs et de toute sa cour, se rend dans le parvis de la cathédrale, dont les portes sont fermées; l'évêque, revêtu de ses habits pontificaux et escorté de son clergé, les fait ouvrir, et vient au devant du souverain avec la croix, l'encensoir et le livre des Évangiles. Il lui adresse ces paroles: Seigneur, avant que vous entriez dans cette église, vous devez et êtes tenu de prêter le serment, à l'exemple de vos prédécesseurs rois de France, à leur nouvel et joyeux avénement. Le prince adore la croix, baise le livre des Évangiles; un ecclésiastique présente la formule du serment conçu en ces termes: Suivant les anciennes concessions qui nous ont été accordées par vos prédécesseurs, nous vous demandons que vous conserviez à chacun de nous, et aux églises qui nous sont confiées, le privilége canonique, le bénéfice de la loi, la justice et la protection, ainsi qu'un roi y est obligé envers chaque évêque et l'église dont il a l'administration. Le monarque s'oblige dans les mêmes termes au maintien des priviléges, et confirme son serment par ces mots: Ainsi je le veux et le promets.» (Extrait et traduit par Villaret des manuscrits de M. de Brienne, vol. 268, fol. 1).