[404]: Molière naquit, dit-on, dans une maison de cette rue, laquelle subsiste encore: c'est la seconde du côté de la rue Saint-Honoré, sous les piliers. On y a placé son buste, avec une inscription qui rappelle cet événement. Depuis quelques années ce petit fait a été contesté.
[405]: Voyez t. Ier, p. 436, 1re partie.
[406]: Ce puits, qui ne subsiste plus, se trouvoit à la pointe de la grande et de la petite Truanderie. Il fut, dit-on, ainsi nommé à cause de la fin tragique d'une jeune fille qui s'y précipita et s'y noya, se voyant trompée et abandonnée par son amant. Environ trois cents ans après cette aventure, un jeune homme, réduit au désespoir par les rigueurs de sa maîtresse, choisit le même puits pour terminer sa vie et ses tourments; mais le résultat en fut bien différent: il s'y jeta avec tant de bonheur, qu'il ne fut pas même blessé, et que sa maîtresse, touchée de cette preuve d'amour, consentit ensuite à l'épouser. L'heureux époux, voulant marquer sa reconnoissance envers ce puits, le fit refaire à neuf, et fit graver sur la margelle ces deux vers, qu'on y lisoit encore, dit Sauval, vers la fin du seizième siècle.
L'amour m'a refait,
En 1525, tout-à-fait.
Cependant Piganiol n'a aucun égard à ces anecdotes, et prétend que le puits d'amour n'a reçu ce nom que parce qu'il servoit de rendez-vous aux valets et aux servantes, qui, sous prétexte de venir puiser de l'eau, y venaient faire l'amour. (T. III, p. 311.) Jaillot trouve cette nouvelle explication suspecte, ainsi que celle de puy ou podium, nom qui, selon le même auteur, signifie un carrefour ou une petite éminence, et qu'il suppose avoir été donné anciennement à cet endroit à cause de sa situation. Toutefois ce critique ne paroît pas adopter davantage l'autre étymologie, et pense que ce nom vient du propriétaire ou de l'enseigne de la maison à laquelle le puits étoit adossé.
[407]: Vulgairement aux Ours.
[408]: Voyez le deuxième plan de Paris, et successivement les autres plans.
[409]: Voyez pl. 91.
[410]: Fauchet, Corrozet, Belleforest, Duchesne, Lemaire, les auteurs du Dictionnaire historique.
[411]: Hist. de Par., t. I, p. 546; et t. III, p. 328.