Au fond du bas côté de l'église, près de la principale porte d'entrée, un grand tableau représentant Jésus-Christ au Jardin des Olives, par Parrocel.
SCULPTURES ET TOMBEAUX.
Auprès du maître-autel, six figures sculptées par un frère lai de cette maison, nommé Bourlet.
Le tombeau de Jean Le Camus, lieutenant civil, mort en 1710, par Simon Mézières. Ce magistrat y étoit représenté à genoux; un ange tenoit un livre ouvert devant lui.
La bibliothèque contenoit environ vingt mille volumes.
Cette maison a servi de retraite à plusieurs bénédictins estimés pour leur vertu et pour leur érudition. C'est là qu'ont été composés l'Art de vérifier les dates, la Nouvelle Diplomatique, la Collection des Historiens de France, et d'autres ouvrages importants[378].
HÔTELS.
HÔTELS EXISTANTS EN 1789.
Hôtel de Saint-Aignan (rue Sainte-Avoie).
Cet hôtel portoit autrefois le nom de Beauvilliers; il avoit été bâti par Le Muet, architecte, pour Claude de Mesmes, comte d'Avaux, célèbre par ses négociations et ses ambassades, et fut ensuite vendu à Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, pair de France. Cet édifice, d'une construction assez régulière, offre sur la cour une ordonnance de pilastres corinthiens qui s'élèvent depuis le rez-de-chaussée jusqu'à l'entablement[379].