Rue de Paradis. Elle traverse de la Vieille rue du Temple dans celle du Chaume. Son nom est dû à l'enseigne d'une maison dont il est fait mention dès 1291; et même, suivant quelques titres du Temple, dès 1287; on la nommoit rue de Paradis ou des Jardins.
Rue du Plâtre. Elle aboutit d'un côté à la rue Sainte-Avoie, et de l'autre à celle de l'Homme-Armé. Sauval dit avec raison qu'en 1240 elle s'appeloit rue Jehan-Saint-Pol, en 1280, la rue au Plâtre, et depuis rue de la Plâtrière et du Plâtre[399].
Rue du Puits. Elle traverse de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dans celle des Blancs-Manteaux. On la connoissoit sous ce nom au treizième siècle; il ne paroît pas qu'elle en ait changé.
Rue des Singes. Elle est parallèle à la précédente, et aboutit dans les mêmes rues. Suivant Sauval[400], elle s'appeloit, en 1269, la rue Pierre-d'Estampes. Le peuple avoit altéré et changé ce nom en celui de Perriau, Perrot, Perreau-d'Estampe. On voit, dans le Dit des rues de Guillot, que, dès 1300, on l'appeloit rue à Singes, à cause d'une maison ainsi nommée. Ce nom n'a pas varié depuis[401].
Rue de la Verrerie. La partie de cette rue qui dépend de ce quartier commence à la rue Barre-du-Bec, et aboutit à la rue Bourg-Thiboud et au marché Saint-Jean. Dès le treizième siècle on la trouve ainsi nommée. Sauval dit que son nom vient d'une ou plusieurs verreries qui ont existé en cet endroit. Dans des lettres du chapitre de Notre-Dame, de 1185[402], il est fait mention du terrain qui va depuis la maison de Robert de Paris, rue du Renard, jusqu'à celle de Gui le Verrier ou le Vitrier, usque ad domum Guidonis Vitrearii. Il est vraisemblable que c'est du nom de ce particulier que dérive celui de la rue où il demeuroit[403].
RUES NOUVELLES.
Rue des Guillelmites. Elle a été percée sur le terrain des Blancs-Manteaux, et commençant à la rue qui porte ce nom, elle va finir à celle de Paradis.
PASSAGES NOUVEAUX.
Passage Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. Il va de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie à celle des Billettes.