[688]: Voyez pl. 132.
[689]: L'enclos de l'abbaye étoit entouré d'un fossé. On remarquoit, à l'angle qu'il forme avec la rue de Reuilli, une croix dont Du Breul fait mention: cet historien ajoute qu'en 1562 on trouva parmi les ruines de cette croix une pierre qui en faisoit partie, avec cette inscription:
L'an M. CCCC. LXV fut ici tenu le landit des trahisons, et fut par unes tresves qui furent données: maudit soit il qui en fut cause.
C'est d'après ce rapport que Sauval dit «qu'en 1465 on érigea une croix au carrefour de Reuilli, en mémoire de la paix faite entre le roi et les premiers chefs de la guerre du bien public.» Cependant, d'après l'inscription, il paroît constant que la croix ne fut point érigée en souvenir des traités de Conflans, de Saint-Maur et de la Grange-aux-Merciers, mais bien plutôt comme une marque de l'inexécution de ces traités, et de la perfidie de ceux qui s'étoient de nouveau révoltés contre le roi. D'ailleurs, le compte du domaine de 1479, rapporté par Sauval (t. V, p. 456), prouve que ce ne fut qu'en cette année que ce monument fut élevé; on y lit, fol. 378:
À Jean Chevrin, maçon, pour avoir assis, par ordonnance du roi, une croix et épitaphe près la Grange-du-Roi, au lieu où l'on appelle le Fossé des Trahisons, derrière Saint-Antoine-des-Champs.
[690]: L'église a été abattue, et son emplacement forme maintenant une petite place. Le monastère a été changé en hôpital.
[691]: Hist. de Par., t. V, p. 94.
[692]: La fonte et le coulage s'en font à Tour-la-Ville, près de Cherbourg, et à Saint-Gobin; elles sont mises ensuite à leur perfection dans cette manufacture, où elles reçoivent le douci, le poli et l'étamure.
[693]: Ils existent encore dans le même état qu'avant la révolution.
[694]: C'est par erreur que Sauval place cette époque au commencement du seizième siècle (t. I, p. 702), et dit qu'après avoir demeuré quelque temps aux faubourgs Saint-Marcel et Saint-Jacques, les Filles de la Trinité vinrent demeurer dans celui de Saint-Antoine en 1608, et dans la petite rue de Reuilli en 1613. L'abbé Lebeuf, Piganiol et l'auteur des Tablettes parisiennes en fixent la date en 1618; et ceci est une suite de l'erreur de Sauval. Ces historiens, en se copiant ainsi, ne se sont pas aperçus que cette date étoit inadmissible, puisque, à cette époque, madame Voisin et M. de Noailles n'étoient pas encore au monde.