[270]: Quart. de la place Maubert, p. 161.

[271]: Ces personnages sont frère André, abbé de Saint-Magloire, et frère Thibaut, abbé de Sainte-Geneviève. Or, il est aisé de prouver qu'en 1085 Hilgotus étoit doyen de Sainte-Geneviève, Haimon, abbé de Saint-Magloire, et qu'il n'y en avoit point alors à Saint-Victor. André étoit abbé de Saint-Magloire en 1248. On a une bulle d'Innocent IV, adressée, en 1249 à Thibaut, abbé de Sainte-Geneviève, et Ascelin étoit, dans ce même temps, abbé de Saint-Victor.

[272]: Dans l'épitaphe de ce roi, ce lieu est appelé vetus cella[272-A] (Dubreul, p. 405), et Robert du Mont, auteur contemporain, dit que Guillaume de Champeaux établit un monastère de clercs dans un endroit où il y avoit une chapelle de saint Victor martyr. (De Immutat. ord. monarch., cap. 5.)

[272-A]: On appeloit celle, une petite maison, une ferme, une métairie appartenant à un monastère: on nommoit un religieux pour y résider, veiller à la culture, recueillir les fruits et percevoir les revenus. Comme quelques-unes de ces celles étoient considérables, on donna alors des adjoints au religieux cellerier, pour l'aider dans ses travaux, et chanter avec lui l'office divin. L'assemblée d'Aix-la-Chapelle, tenue en 817, ayant ordonné par le vingt-sixième article (Pleury, Hist. ecclés., liv. 46, p. 18) qu'il y eût au moins six religieux ou chanoines dans cet établissement, les celles devinrent de petits monastères, et le religieux qui étoit à leur tête prit le nom de prieur de ses frères. Ainsi, de simple agent ou procureur, il devint le chef de sa communauté. Telle est probablement l'origine de la plus grande partie des prieurés. À qui appartenoit la celle de Saint-Victor? on n'en sait rien.

[273]: Il faut également rejeter l'opinion qu'avant la fondation de Louis-le-Gros cette église ne fut qu'un reclusoir où se renfermoient quelques personnes par zèle de dévotion. On parle effectivement d'une recluse nommée Basilla, qui se renferma dans une cellule près de Saint-Victor, y mourut et y fut inhumée. Mais cette tradition, déjà fort incertaine elle-même, ne prouveroit rien relativement à l'origine du monastère, puisque l'on sait qu'il y avoit de ces reclusoirs auprès de plusieurs autres églises de Paris.

[274]: Tom. V, p. 262.

[275]: Voyez pl. 139.

[276]: Elle a été déposée depuis aux Petits-Augustins.

[277]: Sa tombe étoit ornée de deux épitaphes, dont nous citerons seulement la première, composée par le célèbre Rollin.

Quem superi præconem, habuit quem sancta poëtam
Relligio, latet hoc marmore Santolius.
Ille etiam heroas, fontesque, et flumina et hortos
Dixerat: at cineres quid juvat iste labor?
Fama hominum merces sit versibus æqua profanis:
Mercedem poscunt carmina sacra Deum.