[384]: Sur l'origine de ce collége plusieurs historiens ont prétendu que, peu après la prise de Constantinople, en 1204, le projet de réunir les églises grecque et latine ayant repris faveur, un des moyens qui parurent les plus efficaces pour parvenir à ce résultat fut d'envoyer des professeurs à Constantinople, et d'en faire venir des jeunes gens qu'on élèveroit à Paris; qu'en conséquence on fonda, en 1206, un collége qui fut nommé Collége Grec ou de Constantinople. Jaillot trouve cette opinion plausible, mais en même temps entièrement destituée de preuves: c'est également sans aucune autorité que Sauval a dit «que sous Urbain V, qui tint le siége depuis 1352 jusqu'en 1362, le cardinal Capoci fonda, à la rue d'Amboise, un collége que quelques-uns nommoient le collége de Constantinople, d'autres de Sainte-Sophonie, d'autres de Sainte-Sophie, etc.» Il est certain qu'Urbain V ne fut élu pape que le 28 octobre 1362, que dès-lors le collége de Constantinople existoit, et que Jean de La Marche, qui l'avoit pris à loyer au commencement de cette même année, fit confirmer cette transaction par l'Université le 19 juillet suivant, lorsqu'Innocent VI occupoit encore le siége pontifical.
[385]: Gall. Christ., t. VII, col. 145.
[386]: Les bâtiments de ce collége sont maintenant occupés par une pension.
[387]: Hist. univ., t. VI, p. 328.
[388]: Quart. de la place Maubert, p. 6.
[389]: Les bâtiments de ce collége sont habités par des particuliers.
[390]: Hist. univ. Paris, t. VI, p. 167.—Du Breul, p. 666.
[391]: On a fait de ses bâtiments un bureau de liquidation.
[392]: Manusc. de S. Germain-des-Prés, coté 453, fol. 160.
[393]: Les bourses de ce collége furent depuis réduites à trente, sans y comprendre celles de cette dernière fondation.