Cette maison de Paris étoit devenue le chef-lieu de la congrégation. Le supérieur-général, qu'on élisoit tous les six ans, y faisoit sa résidence avec son conseil[262].
CURIOSITÉS DE L'ÉGLISE DES PRÊTRES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE.
TABLEAUX.
Sur le maître-autel, saint Charles-Borromée; par Vouet,
Dans les chapelles voisines:
Le roi David; par un peintre inconnu.
Les quatre Évangélistes; par un peintre inconnu.
Les quatre Pères de l'Église; également par un peintre inconnu.
LES FILLES
DE LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME.
Pierre Fourrier, chanoine de Saint-Augustin, curé de Mataincourt en Lorraine, et la dame Alix Leclerc, jetèrent, en 1597, les premiers fondements de cette société. Ce ne fut d'abord qu'une petite communauté séculière, destinée à instruire la jeunesse, à l'instar des filles de Sainte-Ursule. Le succès de cet institut engagea madame d'Aspremont à le faire transférer en 1601 à Saint-Mihiel. Ce premier établissement fut bientôt suivi de plusieurs autres; mais il n'eut une forme stable et régulière qu'en 1617, époque à laquelle Alix et ses compagnes prirent l'habit religieux. Dès l'an 1615 elles avoient obtenu du pape Paul V la permission d'ériger leurs maisons en monastères, et d'y vivre en clôture, sous la règle de saint Augustin. Ce fut de l'un de ces monastères, établi à Laon en 1622, que sortirent les religieuses qui formèrent à Paris la maison dont nous parlons. Tout ce que Sauval et Piganiol[263], son copiste, disent à ce sujet est un tissu d'inexactitudes: les autres historiens de Paris ont gardé le silence. L'erreur des premiers provient sans doute de ce qu'ils ont ignoré qu'il y a eu trois émigrations différentes des religieuses de la congrégation de Notre-Dame, et qu'elles sont venues toutes trois du monastère de Laon.