Pierre Nicolle, auteur des Essais de Morale, mort en 1695.

Jacques-Joseph Dugué, prêtre et auteur d'un grand nombre d'ouvrages de piété, mort en 1733.

Le célèbre diacre François de Pâris, mort en 1727, âgé de trente-sept ans. (Il étoit enterré dans le petit cimetière.)

Dans la chapelle Saint-Charles étoit la sépulture de la famille Davignon.

CIRCONSCRIPTION.

On peut commencer le circuit de cette paroisse dans la partie la plus élevée de la rue de l'Oursine, un peu au-dessus du couvent des Cordelières, et suivre le rivage gauche de la Bièvre jusqu'au Pont-aux-Tripes. En cet endroit la paroisse s'étendoit au delà de la rivière jusqu'à la rue du Fer-à-Moulin, dont elle avoit le côté gauche, et tout ce qui suivoit du même côté, laissant à droite la rue de la Muette et la rue Poliveau, qui étoient de la paroisse Saint-Martin. Elle s'étendoit ensuite jusque vers les bords de la Seine, puis revenoit à gauche pour renfermer le jardin royal des Plantes. Elle avoit tout le côté gauche de la rue Copeaux en remontant; le même côté de la rue Moufetard en descendant; et quant au côté droit de cette dernière rue, elle ne le renfermoit que depuis la huitième maison, à partir du coin de la rue Contrescarpe. Elle entroit alors dans la rue Pot-de-Fer, dont elle avoit les deux côtés jusqu'à la rue Neuve-Sainte-Geneviève, où elle commençoit à n'avoir plus que le côté gauche. Au bout de cette rue Pot-de-Fer elle coupoit la rue des Postes, entroit dans la rue des Vignes, dont elle avoit le côté gauche, perçoit jusqu'aux murs du jardin du Val-de-Grâce, et revenoit par la cour Saint-Benoît regagner la rue de l'Oursine[306].

Cette église prétendoit posséder une relique de saint Pierre, que l'on conservoit dans la chapelle Saint-Charles.

L'HÔPITAL DE L'OURSINE,
AUTREMENT DIT
COMMUNAUTÉ DE SAINTE-VALÈRE.

Il y a sur l'origine et sur l'auteur de cette fondation beaucoup d'incertitude et d'opinions contradictoires parmi les historiens de Paris. Dubreul paroît avoir rencontré plus juste[307] que les autres en disant que cet hôpital fut fondé par la reine Marguerite de Provence, veuve de saint Louis. Ce qu'il y a de certain c'est qu'au siècle suivant il appartenoit à Guillaume de Chanac, évêque de Paris, et ensuite patriarche d'Alexandrie, ce qui lui avoit fait donner le nom d'Hôtel-Dieu du Patriarche[308]. On ignore quand il reçut celui de Saint-Martial et de Sainte-Valère; mais il est probable que ce fut sous l'épiscopat de Guillaume de Chanac lui-même, ou du moins de Foulques son neveu. Tous les deux étoient Limousins de naissance, et devoient être par conséquent portés à étendre le culte d'un saint évêque de Limoges et d'une vierge qui souffrit le martyre dans cette ville.

Cet hôpital fut sans doute abandonné dans les siècles suivants: car on voit, par un arrêt du parlement de 1559, qu'il fut saisi sur un particulier nommé Pierre Galland, mis en la main du roi, et destiné à recevoir les malades attaqués du mal vénérien.