[247]: Ces ermites s'étoient, dès le principe, revêtus d'un costume uniforme composé d'une robe brune, par-dessus laquelle ils portoient un manteau blanc; mais comme ce manteau étoit la marque distinctive des seigneurs sarrasins, ils se virent forcés d'y faire des changements, et le mélangèrent de noir et de blanc. Cette bigarrure, que conservèrent ceux que saint Louis amena à Paris, leur fit donner le nom de Barrés; nom qu'ils communiquèrent à une rue du quartier Saint-Paul, qui le porte encore aujourd'hui.

[248]: Papebroch. 8 avril, p. 778 et 786.

[249]: Voy. t. II, 2e part., p. 935.

[250]: Plusieurs historiens ont prétendu qu'il y avoit en cet endroit une chapelle de Notre-Dame, antérieure à la translation de ces religieux. Cette opinion est dépourvue de toute autorité; il n'est point fait mention de cette chapelle dans les chartes de Philippe-le-Bel et de Philippe-le-Long; et si elle eût existé, ces religieux ne se fussent point adressés au pape Jean XXII pour obtenir la permission de construire une église ou oratoire, ainsi que les autres bâtiments réguliers.

[251]: Cette princesse, par son testament fait en 1349, laissa et donna, pour l'œuvre du Moustier de Notre-Dame du couvent des Carmelistes, sa couronne, la fleur de lis qu'elle eut à ses noces, sa ceinture et ses tressons d'orfévrerie. Ces joyaux étoient garnis d'une grande quantité de perles, de diamants et d'autres pierres précieuses. À ce don elle ajouta celui de 1500 florins d'or à l'écu, et voulut que ses pierreries fussent vendues, pour que le prix en fût appliqué sur-le-champ aux bâtiments et ornements de l'église.

[252]: Ce tombeau a été détruit. On a rendu les portraits des deux époux à la famille.

[253]: L'église des Carmes a servi, pendant plusieurs années, d'atelier pour une manufacture d'armes: depuis elle a été détruite, et sur son emplacement on a élevé un marché. Voy. à la fin du quartier, l'article [monuments nouveaux].

[254]: T. I, p. 236.

[255]: L'église de Saint-Jean-de-Latran, qui existoit encore il y a quelques années, est aujourd'hui à moitié démolie, et l'on travaille en ce moment à achever cette démolition; les bâtiments sont occupés par des particuliers.

[256]: Le Commandeur est représenté nu dans la partie supérieure du corps, et à moitié couché sur son tombeau. Il s'appuie, du bras gauche, sur un fragment de rocher; l'autre bras est soutenu par un génie en pleurs. Son casque, sa cuirasse et le reste de son armure sont déposés à ses pieds. L'exécution de ces figures manque de vigueur et de sentiment, les formes en sont dépourvues de caractère, les draperies sont lourdes; au total c'est de la sculpture extrêmement médiocre[256-A].