TABLEAUX.
Dans la chapelle, dont l'architecture irrégulière ne répondoit pas à la beauté du reste de l'édifice, sur le maître-autel, un Christ au tombeau, attribué à Perrin del Vago.
Dans le salon qui précède la galerie de Rubens, David tenant la tête de Goliad; par Le Guide[190].
Les neuf muses en neuf tableaux; sans nom d'auteur.
Dans le plafond de l'appartement de mademoiselle de Montpensier, Flore et Zéphire; par La Fosse.
Galerie de Rubens.
Ce grand peintre y a représenté, en vingt-quatre tableaux allégoriques, et qui, sous le rapport de la couleur, doivent être mis au nombre de ses productions les plus parfaites, toute l'histoire de Marie de Médicis, depuis sa naissance jusqu'à l'accommodement fait, en 1620, entre elle et Louis XIII.
1o La destinée de la princesse; 2o sa naissance; 3o son éducation; 4o Henri IV délibérant sur le choix d'une épouse; 5o le mariage du roi et de la reine conclu à Florence en 1600; 6o le débarquement de la reine au port de Marseille dans la même année; 7o le mariage de ces deux augustes personnages accompli à Lyon aussi en 1600; 8o la naissance de Louis XIII en 1601; 9o la première régence de la reine, du vivant du roi; 10o le couronnement de la reine à Saint-Denis en 1610; 11o l'apothéose de Henri IV et la régence de la reine; 12o le bonheur du peuple sous le gouvernement de la régente; 13o son voyage au Pont-de-Cé; 14o l'échange fait, en 1615, d'Anne d'Autriche, infante d'Espagne, femme de Louis XIII, avec Isabelle de Bourbon, accordée à Philippe IV, roi d'Espagne; 15o seconde allégorie sur la félicité du temps de la régence; 16o le gouvernement du royaume remis à Louis XIII; 17o la disgrâce de la reine et sa retraite; 18o l'accommodement de la reine fait à Angers avec Louis XIII; 19o la réconciliation de la mère et du fils; 20o leur entrevue au château de Couzières, près de Tours, en 1619; 21o le Temps découvrant la Vérité; 22o le portrait de Marie de Médicis sous les attributs de Minerve; 23o et 24o les portraits de François de Médicis, son père, grand duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche, duchesse de Toscane, sa mère[191].
TABLEAUX DU CABINET DU ROI.
Cette collection précieuse, long-temps renfermée et comme ensevelie dans les appartements de la surintendance à Versailles, en fut tirée en 1750 par permission du roi, et transportée au palais du Luxembourg, dans les appartements de la reine d'Espagne, pour y être livrée, plusieurs jours par semaine, à la curiosité du public et aux études des artistes. Nous croyons qu'on verra avec plaisir une liste des tableaux dont elle étoit alors composée, tableaux qui sont aujourd'hui l'un des plus beaux ornements du Musée royal.