[341]: Ces oblats, fort anciens dans l'église, étoient des moines-lais que le roi plaçoit dans chaque abbaye de sa nomination, pour y être nourris et entretenus. Cette faveur tomboit ordinairement sur des soldats estropiés.
[342]: Lorsque le roi entroit aux Invalides, la garde ordinaire cessoit ses fonctions, pour être relevée sur-le-champ par une compagnie de ces vieux soldats. Cela fut ainsi décidé, dès les premiers temps que Louis XIV alla visiter cet établissement. Les Invalides qui se pressoient autour de lui, se voyant repoussés un peu brusquement par la garde, parurent sensibles à cette espèce d'affront: le roi s'en aperçut, et avec cette bonté qui lui étoit naturelle, il déclara qu'il vouloit qu'on traitât plus doucement ses anciens serviteurs et qu'il étoit en sûreté au milieu d'eux. Ils composèrent dès ce moment sa garde, et cet usage s'est perpétué sous ses successeurs. (L'hôtel des Invalides n'a point changé de destination.)
[343]: Ce terrain étoit anciennement une garenne appartenant à l'abbaye de Saint-Germain. De là est venu par corruption le nom de Grenelle, comme nous le dirons en son lieu.
[344]: Voyez pl. 205.
[345]: Voyez pl. 204.
[346]: Ces colléges ou écoles royales militaires étoient au nombre de dix: Sorèse, Brienne, Tiron, Rebais, Beaumont, Pont-le-Voy, Vendôme, Effiat, Pont-à-Mousson, Tournon. Il y avoit, en outre, au collége de La Flèche, un pensionnat dépendant de l'école de Paris, où les élèves étoient placés depuis huit ans jusqu'à quatorze.
[347]: Cet établissement est aujourd'hui une caserne d'infanterie.
[348]: Le Champ-de-Mars n'a point changé de destination; il sert aux exercices militaires de toutes les troupes stationnées à Paris.
[349]: Ce château, dont on avoit fait une poudrière au commencement de la révolution, sauta avec un grand fracas et d'horribles accidents, dans l'année 1793.
[350]: C'est ce séjour que le commissaire Delamare a pris pour l'hôtel de Nesle, qu'il place, par erreur, hors de la ville.