[361]: Voyez pl. 211. L'administration de la Légion-d'Honneur est établie dans cet hôtel.
[362]: Cet hôtel a été bâti sur les ruines de celui de la reine Marguerite.
[363]: Sur l'emplacement de cet hôtel on a construit un marché qui se nomme le marché Boulainvilliers.
[364]: T. 8, additions, p. 339.
[365]: Quartier Saint-Germain, p. 82.
[366]: Les premières constructions de cette église, restées imparfaites, ont été depuis entièrement démolies. (Voyez l'article [Monuments nouveaux].)
[367]: Jaillot pense que cette île a pu servir de rendez-vous pour terminer par le duel des querelles particulières, et qu'elle a pu en tirer son nom; mais il observe qu'alors il faudroit écrire Ma-Querelle. Il auroit mieux fait, selon nous, de renoncer à chercher cette étymologie, que d'en présenter une aussi bisarre, et qu'il ne soutient d'aucune preuve.
[368]: L'état de la Seine étoit autrefois bien différent de ce qu'il est aujourd'hui, et nous pensons qu'une courte description de ce que les traditions nous en font connoître se trouvera bien placée ici et s'y fera lire avec intérêt. Cette rivière, dont les bords n'étoient point resserrés, comme aujourd'hui, par des quais, étendoit alors ses eaux sur une plus grande surface, et formoit un assez grand nombre d'îles ou atterrissements, emportés depuis par la violence des débordements, ou détruits lorsqu'on rétrécit le lit du fleuve, pour la facilité de la navigation. Indépendamment des îles dont nous avons parlé, et qui s'étendoient depuis l'Arsenal jusqu'à la pointe occidentale de la Cité, il s'en présentoit d'abord deux autres qui se prolongeoient parallèlement depuis les Augustins jusqu'à la tour de Nesle; on y blanchissoit des toiles: et la Seine couvroit tout le terrain jusqu'à l'endroit où depuis l'on a bâti la chapelle du collége Mazarin. Vis-à-vis, et du côté du Louvre, il y avoit encore quelques petites îles, mais peu considérables, et qui paroissent ne point avoir eu de dénomination particulière. Plus bas étoit l'île aux Treilles[368-A]. Vis-à-vis l'emplacement du palais Bourbon, au delà duquel elle se prolongeoit, cette île étoit séparée, par un petit bras d'eau, d'un autre atterrissement, qu'on appeloit, en 1250, l'île de Seine, et qui fut depuis l'île aux Vaches, dont nous venons de parler; celle-ci étoit située vis-à-vis de Chaillot. Le long de ces deux îles s'en étendoit une troisième, longue et étroite, appelée l'île de Hiérusalem. Toutes ces îles étoient, partie en pâtures, et partie en saussaies et oseraies. Elles étoient louées ou acensées à divers particuliers, qui, pour marquer les limites de leurs possessions, les entouroient de petits fossés ou rigoles, souvent remplis d'eau, lesquels formoient autant d'îles particulières, qu'on désignoit par les noms de leurs possesseurs ou autres: de là les îles à Prunier, de la Garenne, de Long-Champ, Merdeuse, de la Pierre, de Bucy, du Passeur et Pasteur-aux-Vaches, etc. Elles étoient mentionnées et décrites dans un registre de Saint-Germain-des-Prés, qui en contenoit la recette depuis 1489 jusqu'à 1521.
De l'autre côté, et au dessous des Tuileries, étoit l'île ou les mottes de la Saumonnière; toutes ces îles existoient encore au milieu du quinzième siècle. Vers ce temps-là, la rivière cessa de séparer l'île des Vaches de celle des Treilles; mais on continua de les distinguer, et long-temps après, on disoit encore l'île Maquerelle dite des Treilles, ou l'île des Treilles dite Maquerelle. Insensiblement plusieurs parties de ce terrain furent abandonnées par les propriétaires qui n'en retiroient presque rien; les canaux ou fossés se comblèrent, et ce lieu devint une espèce de promenade publique. On s'y promenoit à pied, et en voiture au commencement du dix-septième siècle; les soldats y faisoient l'exercice; ce qui détermina les propriétaires à le mettre en jardinage. Les deux îles ainsi confondues contenoient vingt arpents et demi, qui, en 1645, furent vendus 60,000 liv. à M. de Guénégaud, secrétaire d'État.
À l'égard de l'île de Bucy, elle étoit située plus bas, vis-à-vis d'Issy et du port de Javel. Dans un acte de 1529, cité par Jaillot, elle est désignée sous le nom d'île de Bucy ou le Pressouer-aux-Vaches, nom qu'on a peut-être corrompu ou altéré en disant le Passeur ou le Pasteur-aux-Vaches, qui ne se trouve point dans les actes originaux.