L'Académie de peinture, sculpture et architecture, est maintenant établie dans ce couvent.
PALAIS DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS.
La façade de ce palais, qui remplace, du côté de la rivière, l'ancienne façade si mesquine du palais Bourbon, se compose d'une décoration de douze colonnes avec fronton, imitée, comme tant d'autres, du célèbre monument d'Agrippa[400]. On critiqua beaucoup, dans le temps, la hauteur prodigieuse du perron, l'espace trop resserré des entre-colonnements, et les portes trop étroites qui en étoient la conséquence nécessaire: ces critiques qui sont justes n'empêchent pas que ce monument, dû à feu M. Poyet, ne soit d'un bel effet.
Les sculptures du fronton représentoient, dans le principe, Buonaparte à cheval, au milieu d'un groupe de personnages indiquant le commerce et les arts. Cette figure a été remplacée par une statue colossale qui nous semble être celle de la Loi; elle est accompagnée, d'un côté, par la Justice qui tient un glaive à la main, de l'autre par la Force, sous les traits d'Hercule armé de sa massue. Les figures symboliques du commerce, des arts, des deux principales rivières de Paris, la Seine et la Marne, se groupent autour de ces trois principales figures.
SAINT-THOMAS D'AQUIN.
Cette église a été décorée de deux nouveaux tableaux: Saint-Thomas d'Aquin apaisant une tempête par ses prières, par M. Scheffer; une descente de croix par M. Guillemot. Ce sont des morceaux fort remarquables; ils lui ont été donné par la ville, le premier en 1723, le second en 1719.
ÉGLISE DES INVALIDES.
Tous les ornements intérieurs du dôme ont été redorés à neuf, depuis quelques années. Dans la nef de l'église, sont deux tombeaux; celui du comte de Guibert, mort en 1786: il se compose d'une pyramide ornée d'un trophée d'armes; celui du maréchal duc de Coigni, mort en 1821: il offre un cippe accompagné de lances, d'épées, de guirlandes de cyprès.
ÉGLISE DE SAINT-PIERRE.
Cette église, commencée avant la révolution, dans la partie de la rue Saint-Dominique qui traverse le Gros-Caillou, et ensuite démolie, vient d'être rebâtie sur son ancien emplacement. La façade se compose de six colonnes d'ordre toscan, dont quatre forment un porche, élevé sur cinq marches et supportant un fronton. La porte de l'église se trouve placée entre les deux dernières colonnes, et sur un second plan. Un campanille en bois, que surmonte une croix dorée, couronne cet édifice, dont l'aspect est d'une élégante simplicité.