— Jai quelque idée davoir aperçu ce dont vous me parlez. Quel est le propriétaire, est-ce loncle John?… dit-il enfin.

— Oui; et je pense que cest Will qui mattend. Un petit temps de galop à travers la prairie, et nous serons arrivés au terme de notre voyage.

CHAPITRE II LÉGENDES DU FOYER.

Après avoir fait des tours et des détours sans nombre, le petit steamer vira de bord se rangea sur le rivage, mouilla son ancre, raidit une amarre, jeta son petit pont volant, et nos deux jeunes passagers débarquèrent.

— Ah! Will! cest toi?… Comment ça va, vieux gamin?…

Cette exclamation dHalleck sadressait à un robuste et beau garçon, bronzé par le soleil et le hâle du désert, mais qui demeura tout interdit, ne reconnaissant pas son interlocuteur.

— Mais, Will! vous ne voyez donc pas notre cousin Adolphe? demanda Maria en riant.

— Ha! ha! le soleil me donnait donc dans loeil de ce côté-là! répondit sur le champ le jeune settler; ça va bien, Halleck?… je suis ravi de vous voir! vous êtes le bienvenu chez nous, croyez-le.

— Je vous crois, mon ami, répondit Halleck en échangeant une cordiale poignée de main; sans cela, je ne serais point venu. Ah! mais! ah mais! vous avez changé, Will! Peste! vous voilà un homme! je vous ai tenu au bout de mon lorgnon pendant dix minutes, et, jamais je naurais soupçonné votre identité, neut été Maria qui na su me parler que de vous.

— Est-il impertinent! mais vous êtes un monstre! Vingt fois jai eu mon ombrelle levée sur votre tête pour vous corriger, mais je vais vous punir une bonne fois!