TOINETTE
Florizelles ne se trompa pas à l’égard de Toinette. Au bout de trois mois de séjour à Paris, elle s’était complétement formée.
Elle chantait à ravir les airs du Devin de village.
Elle faisait d’admirables portraits d’épagneuls au pastel.
Elle écrivait de charmants petits billets.
Elle avait des airs de tête et des mouvements de corps d’une langueur adorable.
Quand le marquis donnait une fête, on faisait cercle pour voir Toinette danser le menuet ou la furstemberg.
Il fallait la voir avec ses mouches, ses petites mules mignonnes, ou ses petites galoches relevées, ses paniers, sa poudre et son éventail! Watteau voulut à toute force faire son portrait.
Florizelles passait pour un heureux drôle.
IV