Ces conclusions portent:
1o Qu’on ne doit ajouter qu’une foi médiocre aux renseignements fournis à la science par des êtres dont l’existence est aussi peu prouvée que celle des fées;
2o Qu’on ne peut donner sur toutes choses que des détails apocryphes, quand on est apocryphe soi-même;
3o Que les témoignages des siècles s’accordent à démontrer que les fleurs ont toutes une origine essentiellement mythologique.
En conséquence,
L’Académie déclare que la Violette lui semble plus que jamais fille d’Atlas.
Elle affirme, en outre, sur son âme et sur sa conscience, devant Dieu et devant les hommes, que la fille d’Atlas était nymphe de naissance, et que les dieux, pour la soustraire aux poursuites d’Apollon, la changèrent en violette.
VI
APARTÉ
Il est certain que le poète Jacobus commet une grossière erreur, et que la version de la Fée aux Fleurs est la seule bonne, la seule véritable.